(Re)Découvertes en Vallée du Rhône

7ème édition du Salon Découvertes en Vallée du Rhône

7ème édition du Salon Découvertes en Vallée du Rhône

La semaine dernière, je vous ai parlé du Vinocamp Rhône (le billet est ICI pour ceux qui l’auraient loupé), mais mon escapade avignonnaise ne s’est pas arrêtée là.

En effet, du 11 au 14 mars, donc juste après le Vinocamp, se tenait le Salon Découvertes en Vallée du Rhône, organisé par Inter Rhône. Un salon professionnel qui n’a lieu que tous les 2 ans et qui pour la première fois investissait pendant 2 jours le Palais des Papes à Avignon, avant de migrer au nord vers Tain l’Hermitage, Mauves et Ampuis.
Faute d’avoir prévu cela suffisamment en amont dans mon agenda, je n’ai pu me rendre au salon que le 1er jour, mais à lire les retours des uns et des autres, il semble que cela valait vraiment le coup d’enchaîner les 4 jours de dégustations.
Mais revenons aux dégustations qui se sont déroulées dans l’écrin prestigieux du Palais des Papes

Le Palais des Papes accueillait le salon les 2 premiers jours

Le Palais des Papes accueillait le salon les 2 premiers jours

L’occasion de (re)découvrir les vins du sud de la Vallée du Rhône

Les 2 premières journées de cette 7ème édition étaient donc consacrées aux appellations méridionales de la Vallée du Rhône, avec plus de 500 exposants regroupés au coeur même du Palais des Papes.

N’ayant qu’une journée sur place, il m’a fallu faire des choix.
Heureusement, le Vinocamp m’avait déjà donné l’occasion de découvrir de nombreux vins lors des différentes dégustations du week-end. J’ai donc pris le parti de privilégier les Master Classes pour découvrir ou redécouvrir les vins de 3 appellations : Beaumes-de-Venise, Tavel et Vacqueyras.

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Ces Master Classes ayant été riches d’enseignements, je vous propose de les évoquer dans 3 billets spécifiques, ce qui me permettra de vous en dire plus sur ces 3 appellations et sur les vins dégustés sans rallonger à outrance ce billet.

Les soirées OFF

Le Salon Découvertes en Vallée du Rhône, c’est aussi les soirées OFF (clin d’oeil au Festival d’Avignon connu pour ses programmes IN et OFF). Ainsi, une fois les portes du Palais des Papes refermées, les visiteurs avaient la possibilité de poursuivre les échanges et les découvertes en se rendant aux diverses soirées organisées par les syndicats ou par des groupements de vignerons.

La G-night au Délirium

La G-night au Délirium

Pour ma part, j’ai commencé les OFF le dimanche soir en me rendant à la Great Grenache Night, aussi connue sous le nom de G-Night. Vous l’aurez compris, c’est la Grenache, le cépage roi de la Vallée du Rhône sud, qui était la star de la soirée, avec une trentaine de vignerons venus présenter leurs vins majoritairement ou 100% Grenache. Je vous l’avoue, je n’ai pas tout goûté mais mes préférences sont allées vers des vins de Châteauneuf du Pape et vers les vins du domaine Amistat, un domaine né de la collaboration de deux amis, Olivier Cazenave et Julien Ditté (plus d’informations sur ces vins en cliquant ICI).

La soirée OFF des appellations Sablet & Séguret

La soirée OFF des appellations Sablet & Séguret

Le lundi soir, la soirée « My terroir is rich » à laquelle j’ai assisté mettait à l’honneur les appellations Côtes du Rhône Villages Sablet et Séguret, deux appellations qui s’étendent au pied des Dentelles de Montmirail et qui se déclinent en rouge, rosé et blanc. Là encore, pas mal de découvertes et quelques coups de cœur.
En appellation Sablet, j’ai aimé les blancs et notamment les millésimes 2011 du Domaine de Boissan et du Domaine Chamfort.
En appellation Séguret, ce sont les rouges du domaine Jean David (domaine bio) qui m’ont séduites.

Un seul regret, ne pas avoir eu la force (à cause de la fatigue accumulée et d’un palais saturé) d’aller ensuite à la soirée Prohibition organisée par le Syndicat des vins de Gigondas!

La Soirée Prohibition par le Wine Syndicate of Gigondas

La Soirée Prohibition par le Wine Syndicate of Gigondas

C’est tout, pour aujourd’hui.
La suite de mon escapade en Vallée du Rhône dans les prochains billets!

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Vinocamp Rhône, dans les coulisses du conclave des passionnés du vin et du web

Le 1er jour du #Vinocamp Rhône en photos

Le 1er jour du #Vinocamp Rhône en photos

Il y a 3 semaines jour pour jour, je me trouvais dans le train qui m’emmenait dans la cité des Papes pour participer à un conclave…
Ici, pas question d’élire un nouveau pape, mais simplement de réunir en un seul et même endroit des passionnés et professionnels du vin et du web d’horizons variés pour leur permettre d’échanger sur les nouveaux moyens de communication autour du vin. Vous l’aurez compris, c’est du Vinocamp qu’il est question et plus précisément de la 11ème édition qui était organisée par notre duo de choc, Anne-Victoire Monrozier (aka Miss Vicky Wine) et Grégoire Japiot, en collaboration avec les équipes d’Inter Rhône (l’interprofession des vins du Rhône).
Cette édition avait donc lieu à Avignon. La ville où j’ai vécu pendant 5 ans mais aussi la ville où tout a commencé puisque c’est dans cette ville qu’est née mon idylle avec le vin. « La ville de mon premier amour » en quelque sorte…Ah nostalgie quand tu nous tiens! Mais revenons à nos moutons et au programme de ce week-end bien chargé.

Vendredi: soirée d’accueil pour les premiers arrivants avec déjà quelques belles découvertes en provenance du nord de la Vallée du Rhône (Crozes-Hermitage, Cornas, Condrieu…).

Samedi : rendez-vous à la Maison des Vins pour le démarrage officiel du Vinocamp. Un bel endroit pour accueillir plus d’une centaine de participants : des petits nouveaux, des vieux de la vieille, beaucoup de vignerons et même un « gourou du marketing » et un hérisson géant! Autant vous dire que c’était LE lieu où il fallait être ce jour-là! Après l’habituelle présentation des participants en 3 hashtags, place aux propositions de thématiques pour les 3 sessions d’une heure qui vont rythmer la journée. Le tableau se remplit rapidement pour aboutir aux 11 thèmes suivants :

Les thèmes

Les thèmes

Les troupes se répartissent alors dans les différents ateliers et les discussions s’enchaînent jusqu’au milieu de l’après-midi, entrecoupées par une pause déjeuner ensoleillée. Pendant les ateliers, ça participe, ça débat, ça rigole, ça tweete (bien pratique pour suivre virtuellement les ateliers auxquels on a dû renoncer), et entre chaque session, les participants se retrouvent pour un résumé rapide, effectué par un volontaire de chaque atelier, des échanges qui viennent d’avoir lieu.

A peine les sessions terminées, on ne perd pas le rythme puisque vient l’heure du Live Tasting. L’occasion de découvrir un nombre incalculable de vins, du Rhône bien sûr, mais aussi de Loire, de Savoie, de Champagne…Bien sûr on a envie de tout goûter et de passer des heures à discuter avec ces vigneron(ne)s souriant(e)s et passionné(e)s qui nous parlent tellement bien de leurs vins. Mais voilà, ce coup-ci, il y avait tellement de vins à déguster qu’il a fallu trouver une astuce pour satisfaire tout le monde : le BottleSwap. Un super concept qui permet d’échanger avec un autre participant la bouteille qu’on a apportée (car amener une bouteille à faire découvrir fait partie des traditions du Vinocamp). L’idée étant ensuite de partager son avis post dégustation avec le hashtag #bottleswap. Bref, avec un excellent moyen de faire des découvertes, de rencontrer de nouvelles personnes et de prolonger ce moment de convivialité.

S’en suit un jeu de piste en équipes dans les rues d’Avignon, un polar entre les mains. Jeu qui nous emmène en début de soirée au Grenier à sel pour une soirée aux accents jazzy. Au programme de nouvelles découvertes, avec notamment les vins du Massif d’Uchaux, une jolie appellation des Côtes du Rhône dont je reparlerai sûrement bientôt car j’ai été séduite par plusieurs des vins dégustés.

Dimanche : la traditionnelle visite nous emmène au pied des dentelles de Montmirail. D’abord à Vacqueyras avec 2 vignerons en biodynamie, puis sur les hauteurs de Gigondas en présence notamment du célèbre géologue Georges Truc, pour finir à Beaumes-de-Venise pour un déjeuner et de nouvelles dégustations autour de ces 3 appellations.
Appellations dont je parlerai dans un prochain billet car le salon Découvertes en Vallée du Rhône, qui avait lieu après le Vinocamp, m’a donné l’occasion d’assister à d’intéressantes Master Classes.

En résumé, un weekend placé sous le signe de la bonne humeur, des belles rencontres et des jolies découvertes!

C’est tout, pour aujourd’hui.
La suite de mon escapade en Vallée du Rhône dans les prochains billets!

Visite à Vacqueyras

Visite à Vacqueyras

Visite sur les hauteurs de Gigondas

Visite à Gigondas

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Le jour où j’ai rencontré (Plan de) Dieu…

La bouteille dédiée de l'appellation Plan de Dieu

La bouteille dédiée de l’appellation Plan de Dieu

C’était début mars. Alors que j’étais en pleins préparatifs de mon séjour à Avignon pour le Vinocamp et le salon Découvertes en Vallée du Rhône, je vis mon facteur arriver avec un joli colis en provenance de la cité des Papes. Un colis qui se trouvait être un avant-goût idéal de mon séjour puisqu’il s’agissait de 2 vins issus d’une appellation appartenant à l’AOC Côtes du Rhône Villages et répondant au nom un peu mystique de « Plan de Dieu ».

Pour la petite histoire, le 11 février avait lieu à Paris une soirée organisée par Louise Massaux en présence d’une vingtaine de vignerons de Plan de Dieu venus faire découvrir leurs crus à quelques fous de vins. Soirée à laquelle je n’avais malheureusement pas pu me rendre n’ayant pas de déplacements prévus dans la capitale à cette date. Qu’à cela ne tienne, quelques jours après la soirée Louise me proposa de m’envoyer quelques unes des bouteilles dégustées. D’où l’arrivée de mon colis ce matin de mars.

« Plan de Dieu », ok, ça en jette pas mal comme nom mais de quoi cause-t-on exactement ?

Plan de Dieu, c’est une appellation qui s’étend sur les communes de Camaret-sur-Aigues, Jonquières, Travaillan et Violès dans le département du Vaucluse. Les vignes y courent sur 1 500 ha à 110 m d’altitude et bénéficient d’un climat méditerranéen ensoleillé, allié à un Mistral asséchant.
L’appellation doit son nom à une légende selon laquelle la traversée de ce coin, carrément craignos à l’époque, méritait que l’on remette son âme à Dieu pour être sûr d’en sortir indemne.
L’AOC Côtes-du-Rhône Villages Plan de Dieu a été créée en 2005 et ne s’applique qu’aux rouges. Rouges composés majoritairement (au moins 50%) de Grenache Noir, complété par de la Syrah et du Mourvèdre à hauteur de 20% minimum.
Au final, cela donne des vins colorés, intenses et concentrés.

Un nom mystique, une légende avec des méchants dedans, des vins couleur de sang…encore un peu et on se croirait dans un nouvel opus de la saga Twilight !

Mais trèves de plaisanterie, passons aux choses sérieuses…

Les vins dégustés

Les vins dégustés

La dégustation

Dans mon fameux colis, se trouvaient 2 bouteilles.

Le soir-même je décide d’ouvrir la première car son nom « Exaltation corsée » m’intrigue.
Ce vin est produit par le Caveau des Vignerons Réunis de Sainte-Cécile-les-Vignes.
La robe est dense, rouge sombre aux reflets grenat. Au nez, le fruit s’affirme puis la garrigue et les épices s’invitent en coulisses. En bouche, j’ai été agréablement surprise par ce vin. Le fruit reste très présent, avec une pointe d’épices et de poivre pour apporter du dynamisme. Les tanins sont assez souples et ronds, malgré la relative jeunesse du vin (on est sur le millésime 2010). En conclusion, vraiment pas mal du tout!

La deuxième bouteille, du Domaine de l’Espigouette, a dû attendre mon retour d’Avignon. C’est au cours d’un repas du dimanche que j’ai décidé de l’ouvrir.
On est en nouvelle fois en présence d’un vin à la robe d’un rouge profond. Au nez, je grimace un peu car l’alcool me semble l’emporter sur les autres arômes. Et cette impression se confirme en bouche. L’alcool est à mon sens encore trop présent, et masque les arômes qui m’ont pourtant l’air intéressants. Les tanins sont relativement souples et la finale est poivrée. En résumé, ce vin présente de l’intérêt mais pâtit de la trop grande fougue de sa jeunesse. À redéguster plus tard donc ou dans un autre millésime pour se faire une meilleure idée.

Voici le lien vers le site des 2 domaines concernés :
Caveau Cécile des Vignes : http://www.ceciledesvignes.fr/
Domaine de l’Espigouette : http://www.espigouette.com

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’appellation dans son ensemble, je vous invite à visiter la page dédiée sur le site des Vins du Rhône ICI ou encore la page Facebook de l’appellation ICI.

N’hésitez pas non plus à aller voir le blog de Louise Massaux pour découvrir l’ensemble des vignerons qui étaient présents à la soirée que j’évoquais au début de ce billet : http://quillesdefilles.com/?p=1279

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Chroniques au cœur du vignoble gaillacois #3 : L’Enclos des Braves

Nicolas Lebrun devant ses vignes - Domaine  de L'Enclos des Braves

Nicolas Lebrun devant ses vignes – Domaine de L’Enclos des Braves

C’est parti pour le 3ème billet sur Gaillac et le 2ème portrait de vigneron!

Ce coup-ci je vous emmène à Vertus, tout près de Rabastens (et donc au sud-ouest de Gaillac), pour découvrir le vigneron qui se cache derrière les vins d’un domaine joliment nommé L’Enclos des Braves. Ce vigneron c’est Nicolas Lebrun.

Ce dernier m’a reçue mi février pour une visite de son domaine. Le temps étant à la pluie ce matin-là, nous n’avons pas pu nous balader dans les vignes. Heureusement, le chai était là pour nous accueillir, même s’il fallait cependant être chaudement vêtu pour s’y aventurer car la température y avoisinait les 8°C.

Nicolas Lebrun est d’origine gersoise. C’est sa passion pour le vin et la vigne qui l’a poussé à faire des études d’oenologie à Bordeaux. Puis c’est en suivant sa femme Chantal qu’il s’est retrouvé dans la région toulousaine, et plus précisément à Gaillac, où il a exercé pendant plusieurs années ses talents d’oenologue et de vinificateur auprès de 5 domaines de l’appellation. En 2005, mû par l’envie de faire des vins qui lui ressemblent, il réalisa son rêve de devenir vigneron en achetant avec sa femme 6 ha de vignes et en construisant un chai.

Qu’est-ce qui lui a plu à Vertus?

Ces parcelles situées sur un coteau, il les a choisies pour leur environnement préservé et surtout pour leur très bonne exposition plein sud.
Côté sols, on est sur les coteaux de la rive droite du Tarn, et donc sur un terroir caractérisé par des sols argilo-calcaires comme je l’évoquais dans mon précédent billet sur le vignoble gaillacois. Sur les parcelles de l’Enclos des Braves, on a affaire à des sols riches en argiles, argiles pouvant aller jusqu’à 3 m de profondeur.
L’association de cette exposition et de ces sols permet une maturation lente des raisins, gage, pour Nicolas Lebrun, de « richesse, finesse et équilibre pour les vins ».

Priorité aux cépages locaux

5 cépages se côtoient sur le domaine, avec une belle part accordée aux cépages autochtones. Sur la partie haute du coteau, on retrouve ainsi du Duras, du Braucol (ou Fer Servadou) et du Gamay (cépages plantés en 1978 et 1992). Et sur la partie basse, du Loin de L’Oeil et du Sauvignon (plantés en 1992). Cépages qui vont bientôt être rejoints par le Prunelart et le Mauzac que Nicolas s’apprête à planter avec du Braucol sur les 2 ha supplémentaires qu’il a rachetés.
Pour revenir au Duras, il reste, aux yeux de Nicolas, un cépage assez peu utilisé car il est très typé mais aussi compliqué à travailler (demande du travail à la vigne, donne de petits rendements, oblige à vraiment ramasser les raisins à maturité). Et pourtant selon lui il donne des grands vins de garde car il conserve beaucoup d’acidité.

Les vignes et le chai

Les vignes et le chai

Un oenologue convaincu par le bio

Dans l’imaginaire de certains, les oenologues sont forcément des techniciens adeptes des produits chimiques. Or là (comme c’était le cas avec Patrice Lescarret du domaine de Causse Marines), on a affaire à un œnologue qui a fait le choix de travailler en bio pour suivre ses convictions personnelles. Le déclic, il l’a eu en 2007 et le vignoble est conduit en agriculture biologique depuis 2009 et en biodynamie depuis 2012. Un choix qui amène Nicolas Lebrun à passer beaucoup de temps dans ses vignes.
Il me disait d’ailleurs qu’il était convaincu que les rapports du vigneron avec ces vignes avaient une incidence sur la qualité du vin. Un discours qu’on retrouvait aussi chez Causse Marines et chez les vignerons en biodynamie présentés dans la Clef des Terroirs.

La vinification quant à elle est, selon ses propres termes, « non interventionniste mais maîtrisée« . Le raisin est vinifié et le vin élevé sans produits œnologiques.
Il n’utilise plus de levures, et les remplace par un levain qu’il réalise avec les premières pressées.
Plusieurs de ses cuvées sont élevées sur lies, en cuve. Les lies apportent du gras et protègent de l’oxydation, ce qui permet de limiter l’usage du soufre.

Et la dégustation dans tout ça?

L’Enclos des Braves produit 3 gammes: Les Gourmands, L’Enclos, Bravissimo.

Les Gourmands sont des vins d’entrée de gamme, frais et fruités.
Les cuvées L’Enclos sont des vins plus ambitieux, qui reflètent la profondeur du terroir et mêlent puissance et finesse.
La cuvée Bravissimo est la cuvée haut de gamme du domaine, celle où le travail est poussé le plus loin. Une cuvée 100% Braucol qui est affectivement la cuvée préférée de Nicolas Lebrun.

J’ai eu l’occasion sur place de goûter toutes les cuvées (certaines n’étant cependant pas encore mises en bouteille).

Les Gourmands – blanc sec – 2012: assemblage 50% Sauvignon, 50% Loin de l’Oeil (les 2 jus fermentent ensemble). Assez frais, un peu épicé, relativement complexe.
L’Enclos – blanc sec – 2011: raisins récoltés à surmaturité, assemblage 75% Sauvignon, 25% Loin de l’Oeil. Robe pâle (couleur absorbée par les lies). Plus gras, minéral, floral. Pas mal du tout.
Les Gourmands – rosé (je n’ai pas retenu le millésime): rosé de saignée, assemblage 60% Duras, 30% Braucol, 10% Gamay. Frais, mais je ne suis pas une grande fan de rosé…
Les Gourmand – rouge – 2010: assemblage 70% Duras, 30% Braucol. Bonne acidité grâce au Duras, notes de fruits rouges, de poivre et d’épices. Très agréable.
L’Enclos – rouge – 2010: assemblage 80% Braucol, 20% Prunelart. Elevage en cuve et en barrique. Un peu fermé au moment de la dégustation. Fruits noirs et épices, assez riche. À carafer.
Bravissimo – rouge – 2009: 100% Braucol. Élevé et vinifié en barrique. Fruits noirs, cassis, notes de chocolat, de grillé. Puissant mais élégant, avec des tanins maîtrisés. Sera à mon avis encore meilleur dans quelques années.
Les Gourmands – blanc doux – 2011: 50% Sauvignon, 50% Loin de l’Oeil. Sauvignon passerillé, Loin de l’Oeil botrytisé. Robe assez claire. Joli nez (poire, fleurs) et belle fraîcheur.
L’Enclos – blanc doux – 2010: 100% Loin de l’Oeil. Fermente 1 an en barrique. Nez riche et complexe de fruits confits, mais bouche un peu trop sucrée à mon goût.
En revanche, j’ai été séduite par la cuvée 2012, goûtée sur barrique, qui présente de belles notes exotiques (mangue notamment) et beaucoup de fraîcheur contrebalançant le sucre.
Ce qui confirme ce que me disait Nicolas Lebrun, à savoir que le millésime 2012 s’annonçe au top pour les doux et les liquoreux.

Les vins dégustés

Les vins dégustés

Pour finir ce billet, je citerais une phrase de Nicolas Lebrun sur sa brochure de présentation car elle résume ce qu’il recherche dans ses vins :

« Cette démarche, basée sur l’observation et l’accompagnement de nos parcelles, permet d’obtenir un vin sain, non pollué, expression fidèle de notre terroir, de notre vigne, du millésime et de ma personnalité de vigneron ».

L’Enclos des Braves
Chantal & Nicolas Lebrun
RD 18 – Vertus
81800 Rabastens
contact@lenclosdesbraves.com
Tél : +33 (0)5 63 40 33 49

Je vous invite aussi à aller sur leur site internet http://www.lenclosdesbraves.com pour suivre l’actualité du domaine.

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